
Programmes 2026
L'Ensemble Vocal Grimaud
Concerts de Printemps 2026
SAINT DIDIER (Vaucluse)
Dimanche 31 mai 2026, 17h
Chapelle ND-de-Sainte-Garde
VAISON LA ROMAINE (Vauc)
Vendredi 5 juin 2026, 20h
Chapelle Saint Quentin

Programme a cappella :
1/ Ubi caritas, une pièce chorale sacrée contemporaine composée en 2019 par le musicien et arrangeur CRAIG COURTNEY (1954), met en musique le texte liturgique latin “Ubi caritas et amor, Deus ibi est” (« Là où sont la charité et l’amour, Dieu est présent »), traditionnellement chanté lors du Jeudi saint. Elle transmet un message universel de paix, d’unité et de fraternité.
2/«Healing Light» est une œuvre chorale contemporaine du compositeur gallois KARL JENKINS (1945), extraite de son album The Peacemakers (2012). Comme l'ensemble de l'album, l'œuvre est dédiée à la paix mondiale. Le titre évoque une «lumière guérisseuse » destinée à apporter du réconfort et de l'espoir face aux conflits et à la souffrance humaine.
3/«Dixit Maria», composé par HANS LEO HASSLER (1564- 1612) à la fin du XVIᵉ siècle, est un motet sacré dont le texte est tiré d’un dialogue de l’Annonciation : l’ange Gabriel s’adresse à Marie, qui accepte de devenir la mère du Christ. L’œuvre illustre parfaitement la transition entre la polyphonie de la Renaissance et les débuts du style baroque. La musique est lumineuse, équilibrée et très chantante, avec une belle progression harmonique qui culmine sur les paroles « Fiat mihi secundum verbum tuum » (« Qu’il me soit fait selon ta parole »).
4/«Ave Maria» de KARL JENKINS, un motet choral intime et méditatif, fait partie de son recueil Motets (2014). Le texte est le traditionnel Ave Maria latin (tiré de l’Évangile selon saint Luc), avec la prière à la Vierge Marie. La musique est typique du style de Jenkins : harmonies riches, lumineuses et apaisantes, avec une grande douceur et une belle expressivité.
5/«Open Thou Mine Eyes» (Ouvre mes yeux) de JOHN RUTTER (1945) : en 1980 ce compositeur britannique écrivit cet anthem choral qui est basé sur un texte du XVIIe siècle de Lancelot Andrewes (tiré de la tradition anglicane). La musique est typique du style de Rutter : mélodique, lumineuse et très expressive, avec une influence folk celtique discrète. Les paroles sont un appel à la clarté spirituelle : l'auteur demande à Dieu d'ouvrir ses yeux pour voir Sa beauté, ses oreilles pour entendre Sa voix, et son cœur pour aimer Sa volonté.
6/«Ave Verum» En 2008, KARL JENKINS composa son «Stabat Mater», une pièce chorale contemporaine plus vaste. L ’Ave verum corpus, extrait de cette œuvre, est le célèbre hymne eucharistique latin du XIVe siècle, qui médite sur le corps du Christ, sa naissance de la Vierge Marie, sa passion sur la croix et sa présence dans le sacrement.
7/ L'œuvre «O Rex Gloriae» de GIOVANNI PIERLUIGI DA PALESTRINA (1525 - 1594) est l'un des sommets de la musique polyphonique de la Renaissance et a été publié en 1590. Il s'agit d'un motet composé pour la fête de l'Ascension. Le texte est une antienne qui célèbre le Christ montant au ciel "Roi de gloire".
8/ «Laudamus te» de KARL JENKINS, un choral lumineux et joyeux, fait partie de sa grande œuvre Gloria (2010). Le texte est tiré de la messe latine : « Laudamus te, benedicimus te, adoramus te, glorificamus te… » (« Nous te louons, nous te bénissons, nous t’adorons, nous te glorifions… »).
9/ La Missa Brevis de BECKY MCGLADE (1974), composée en 2017-2020, inclut les parties habituelles d’une Missa Brevis : Kyrie, Gloria, Sanctus-Benedictus et Agnus Dei (sans Credo). Le Sanctus constitue le sommet émotionnel de l’œuvre, grâce à une texture vocale ample et des dissonances délicates.
10/ «Libera Me» est un motet sacré de LAJOS BARDOS (1899 - 1986) compositeur hongrois et élève de Kodály. Il est basé sur le texte liturgique traditionnel du Requiem (« Libera me, Domine, de morte aeterna… »), évoquant le Jugement dernier. Composé dans les années 1930, c’est une pièce intense et dramatique, aux harmonies riches et expressives, typique du style choral hongrois du XXe siècle.
11/ Dernier choral de la cantate BWV 4, intitulée «Christ lag in Todes Banden» ( Le Christ gisait dans les liens de la mort). Cette cantate est l'une des œuvres sacrées les plus célèbres et les plus anciennes de JOHANN SEBASTIAN BACH (1685 - 1750). Composée aux alentours de 1707, cette cantate célèbre la victoire de la vie sur la mort et la résurrection du Christ. Elle est basée entièrement sur le célèbre hymne de Pâques de Martin Luther (1524). Bach met en musique les 7 strophes du choral, sans texte libre. La structure est symétrique et ancienne : Sinfonia + chœur – duo – solo – chœur central – solo – duo – chœur final.
12/ «Cantate Domino» de KARL JENKINS, un extrait de son projet à succès Adiemus sorti en 2000, entraine par son dynamisme. Le texte latin est une compilation jubilatoire tirée des Psaumes (notamment 46, 95 et 99) :« Cantate Domino canticum novum… Alleluia. Jubilate Deo omnis terra… » (« Chantez au Seigneur un chant nouveau… Alléluia. Jubilez en Dieu, toute la terre… »). La musique est typique de Jenkins : harmonies riches, lumineuses et rythmées, avec une grande vitalité, des répétitions envoûtantes et un caractère festif et dansant.
13/«God be in my head» est une courte pièce chorale sacrée composée par le Britannique JOHN RUTTER en 1970. Les paroles sont tirées du Sarum Primer (un livre de prières médiéval du XVe siècle). C'est une prière d'humilité et de dévotion demandant la présence de Dieu dans chaque aspect de l'être : la tête, les yeux, la bouche et le cœur.

Concerts Anniversaire
"Les 50 ans du Chœur"
Chœur et Orchestre Symphonique Grimaud
AVIGNON
Vendredi 3 juillet 2026 à 20h30
Collégiale Saint-Didier
L’ISLE-SUR-LA-SORGUE
Dimanche 5 juillet 2026 à 19h
Collégiale ND-des-Anges

Programme :
Wolfgang Amadeus Mozart (1756–1791) Ouverture de l’opéra Così fan tutte, K. 588
Composée en 1789–1790 sur un livret de Lorenzo Da Ponte, Così fan tutte ou La scuola degli amanti appartient à la célèbre trilogie italienne que Mozart écrivit pour Vienne, aux côtés de Le Nozze di Figaro et Don Giovanni.
L’ouverture, brillante et concise, donne immédiatement le ton : vivacité, élégance, finesse psychologique. Sans citer explicitement de thèmes de l’opéra, elle en annonce l’esprit : un jeu subtil entre légèreté apparente et profondeur émotionnelle.
Les contrastes dynamiques, les dialogues entre cordes et vents, et l’énergie rythmique traduisent cette tension entre insouciance et complexité des sentiments humains — thème central de l’ouvrage.
Franz Schubert (1797–1828) - Messe en la bémol majeur D 678
Composée entre 1819 et 1822, la Messe en La bémol majeur (D. 678) est l’une des œuvres sacrées majeures de Schubert. Elle reflète la maturité du compositeur, qui n'avait que 22 ans au début de sa composition Il n'existe aucune trace d'une performance publique du vivant de Schubert (décédé le 19 novembre 1828 à l'âge de 31 ans). La messe est donc restée inédite jusqu'après sa mort, comme beaucoup de ses œuvres (seules environ 150 sur plus de 1 000 ont été publiées de son vivant).
D’une ampleur symphonique, cette messe dépasse le cadre liturgique traditionnel pour atteindre une intensité dramatique et expressive remarquable. Schubert y révèle un sens mélodique incomparable, une richesse harmonique audacieuse et une écriture chorale d’une grande noblesse. L’orchestre ne se contente pas d’accompagner : il dialogue constamment avec le chœur et les solistes, créant une architecture sonore ample et profondément humaine.
Felix Mendelssohn Bartholdy (1809–1847) Extraits du Psaume 42 « Wie der Hirsch schreit » op. 42
Composée au printemps 1837 pendant le voyage de noces de Mendelssohn, cette œuvre est l'une des plus belles et des plus aimées de sa production sacrée. Mendelssohn, alors âgé de 28 ans et directeur musical du Gewandhaus de Leipzig, y met en musique la traduction allemande de Martin Luther du Psaume 42 (« Comme le cerf soupire après l'eau vive, ainsi mon âme soupire après toi, ô mon Dieu »). Il considérait personnellement cette partition comme sa « meilleure composition sacrée ». Robert Schumann la qualifia quant à lui du « plus haut niveau atteint dans ce genre depuis longtemps ».
Ce psaume fut joué à Leipzig un an après sa composition, sous la direction de Mendelssohn lui-même. La soprano soliste était Clara Novello (fille du célèbre éditeur de musique Vincent Novello), accompagnée du chœur et de l'orchestre du Gewandhaus. L'œuvre connut un succès immédiat et fut souvent reprise par Mendelssohn dans ses concerts.
